The Refugee Boys in Nîmes

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Jeunes Garçons Réfugiés à Nîmes

Vêtement pour les garçonspar Bassie Scott

LSR a appris que de jeunes réfugiés mineurs étaient arrivés à Nîmes en octobre dernier. Nous avons été informés qu’ils avaient un besoin vital de vêtements et de chaussures et que les stocks disponibles à Nîmes étaient en train de rapidement s’épuiser. Après une semaine de collecte, de tri et d’emballage, nous avons finalement pu faire le déplacement.

Il y a là-bas environ soixante-dix garçons, tous logés dans les deux mêmes hôtels payés par le Département. L’administration et l’assistance sociale du Département et de la Cimade les aident à traiter leur demande d’asile et à se rendre à l’hôpital, chez le dentiste, etc… si besoin.

Nous avons rencontré les bénévoles de Trampoline, une association créée en novembre 2016 pour aider ces jeunes. Nous sommes allés ensemble dans l’un des deux hôtels afin de rencontrer ces garçons, et de leur apporter les vêtements et chaussures. Parmi eux, certains en avaient désespérément besoin, ne portant aux pieds que des sandales sans  chaussettes. 

Dès notre arrivée, les gamins se sont précipités pour voir ce que nous avions. Il y avait des garçons de Sierra Leone, du Mali, de Guinée, du Darfour, d’Afghanistan, du Pakistan, et du Bangladesh, tous âgés d’environ 16 ou 17 ans. Nous avons pu en équiper beaucoup mais certains, déçus, se sont éloignés. Nous allons effectuer d’autres collectes et leur apporterons ce que nous aurons recueilli.

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Nous leur avons aussi apporté des ballons de football. Ils étaient aux anges et ont immédiatement commencé à taper le ballon à l’extérieur de l’hôtel, ce qui était un vrai régal à regarder.

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Ce qui m’a le plus marquée, c’est qu’ils avaient tous l’air tellement plus jeunes que leur âge. J’ai parlé avec un gamin Afghan de seize ans qui paraissait aussi beaucoup moins et lui ai demandé pourquoi il avait quitté son pays. Il m’a répondu que ses parents avaient été tous les deux tués par les Talibans et que son frère aîné avait voulu qu’il quitte l’Afghanistan  par crainte qu’il soit tué à son tour. Il était donc parti à 14 ans, et avait fait ce périlleux voyage jusqu’à ce qu’il parvienne finalement en France en octobre dernier.

Trampoline fait tout son possible pour ces jeunes garçons en leur prodiguant entre autres, des cours de Français, mais ses moyens sont limités, et ses membres encore peu nombreux. Cette association va, tout comme LSR, s’agrandir, et recherche plus de bénévoles à Nîmes, en particulier ceux qui désirent organiser des activités sportives avec ces garçons.

Ces mineurs ont un toit au-dessus de la tête, et, maintenant, des vêtements chauds et des chaussures. Néanmoins, ils ont vraiment besoin d’avoir une occupation. Ils s’ennuient et se sentent isolés, ce à quoi Trampoline tente de remédier.

Deux de ces garçons jouent dans des équipes locales de foot et quelques-uns vont à l’école. Lorsque j’ai demandé « Pourquoi pas tous ? » la répons a été : « c’est selon le bon vouloir des directeurs d’écoles ». Je suppose qu’il est difficile de trouver de la place pour 70 garçons d’un seul coup, mais le but est de leur trouver une forme quelconque d’éducation, que ce soit à l’école ou par le biais d’associations/de bénévoles, et surtout du Département.

Quelques-uns des garçons sont arrivés en France via l’Espagne, mais la plupart sont arrivés via la Libye, et ont traversé la Méditerranée jusqu’à la Sicile et plus loin. Certains ont raconté leur périlleux voyage, la panne de leur bateau, dont certains prenaient l’eau et leurs inutiles gilets de sauvetage. C’est à peine croyable qu’ils aient survécu, quand on sait combien ont perdu la vie sur ces bateaux. Ils ont pu passer d’Italie en France, où ils ont fini par aboutir à Nice. Ils ont ensuite été transférés à Nîmes où ils attendent maintenant leurs papiers et, ils l’espèrent, le commencement d’une nouvelle vie en France. 

Ce qu’il faut retenir, c’est que ces jeunes garçons ont fui des pays déchirés par la guerre, que leurs parents ont été tués ou que leur famille les ont fait partir par crainte qu’ils soient eux-mêmes tués ou radicalisés. Ces garçons n’ont ici aucune famille, ni argent, ni personne pour les serrer dans leurs bras, ou rire avec eux. Ils dépendent totalement de bénévoles et d’associations, parmi lesquels, nous le savons, beaucoup  font un travail formidable.

LSR est actuellement en train de réfléchir à ce qui pourrait être fait, et comment notre association peut y contribuer. Si vous avez des idées, ou si vous connaissez quelqu’un à Nîmes qui aimerait rejoindre Trampoline ou faire un don, merci de nous contacter par le biais de notre site internet ou de notre page Facebook.

Vous pouvez également me contacter personnellement sur Facebook (Bassie Scott).


Comments (1)

  • felipe

    On bosse à nimes avec les mineurs isolés. Ils sont maintenant plus de 450 , et nous cherchns des places en contrat d apprentissage.
    il y a toujours besoin d habits à leur taille, donc pas trop grand. vous pouvez nous joindre au 07 58 31 68 00: merci; Asso trampoline

    Août 13, 2018

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